autres soliloques
tétons
poétiques




Dans la série soliloques, un texte à la manière de Cyrano de Bergerac.

les mains de Mona Lisa
Éloges aux gros seins.

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Oh! nichons On pourait dire....? mamelles Diable! pneumatiques Bien des choses en somme... en variant les mots, par exemple, tenez: gros seins Agressif: «moi, madame, si j'avais de telles boules, J'aimerais volontiers qu'elles soient mes couilles Pour que tout de go on me les grattouille Comme vos balourdes passe-boules je vous les fouille! » O Amical: « elles doivent aider quand vous nagez, vous n'avez pas à les gonfler, miches pour pouvoir laisser flotter, vos chambres à air, vous n'avez besoin pour vous sauver d'aucune bouée. » O memelon Descriptif: « c'ont-ce les Rocheuses ou les Hymalayas tits Vos pitons pour alpinistes grimpants Ou d'autres monts qui ne font pas Pitié, Des monte-charges pour atteindre le Mont-Joie, Des monticules ridicules jusqu'à la voute céleste, Serait-ce comme l'Everest qui se mire dans un miroir? » O Curieux: « à quoi servent ces noires capsules ballons Qui ornent vos proéminents édicules, michons Curieuse dame, d'exutoires ocultes, bouilloires De flûtes à bec ou d'abreuvoirs pour homoncules? » O Maternel: « aimez-vous à ce point les puceaux Que maternellement vous vous préoccupâtes De tendre ces turgescents jeux de boules michetons À leurs petites mains trop étroites lichette Pour qu'elles se prennent à pleine main? » O Truculent: « ça, madame, lorsque vous éclusez Le jet de l'arrosoir est-il tel un goupillon Gonflé comme une citerne cistercienne trayons Qu'une seule lampée de cette lichette, poitrail Suffit pour qu'un incubé ne vous supplie bombes De ne plus le laisser boire la lie au ciboire pompoms Mais de le laisser enfin respirer?» O Pédant: « l'animal seul, madame, qu'un quidam bananes bananes bananes Appelle un dynosoromammifèranthrope, poches Dut avoir en pendentif, tant de chair à sustenter Qu'il n'ait pu plus donner la tétée tout azimut! » O Naif: « ces monuments, madame, en êtes-vous fière?  amphores Sont-ce des bombonnes comme des sacoches altières bathiscapes Des ballons sondes comme des sacs-à-dos big bang Des bouteilles en forme de bathiscapes Des bouilloires pour glorifier le poitrail, ping pong Jouissez, aussi dodus que soient vos amphores, Que goulûment je vous les martelle. » O Cavalier: « Quoi, épique , ce vallon entre vos deux monts Est si profond qu'il serait tellement commode magnums Entre deux joutes de ping et de pong doudounes D'un va-et-vient rythmé par vos pompoms Y enfouir mon ostensoir bien bandé.  » O Dramatique: « quand mon Niagara fait tempête,  Sur le froid glacis de vos icebergs cruches Ils sont comme deux fois le Mont-Blanc baskets Enfoui sous une sustentation de Blanche-neige.» O Lyrique: « est-ce une mongolfière, êtes-vous une aérostière gorge Pour emploter ma grosse bite altière gorge Comme le ferait une chamelle gemellaire? » O Respectueux: « souffrez, madame, qu'on les salue, Comme le Panthéon, le dôme de St-Pierre, le mont de Vénus, poitrail Et tous vos autres attraits touristiques, tétonnière C'est là ce qui s'appelle avoir tétons sur rue! » O Campagnard: « hé, ardé! C'est y une nef? Des nénés! Des nids d'hirondelles à bouffer, C'est queuqu'nichons géants des michons-manie ou ben queuqu'mamelles de chamelles poitrine C'est des navets niais, des menhirs pour en rire, aréoles Des melons ronds, des citrouilles de l'Halloween tétée Des champignons, des potirons, des marons marans, breasts Des magnums du pandémonium ou ben queuqu'miches chiches, Tout un potager quatre-saisons à potasser!  » O Militaire: « pointez contre ma cavalerie ballounesdirigeablesaréoles Vos éperons en forme de gros tanks Vos dirigeables bien dodusdressés Et vos tits qui font peur comme des tankers Comme si vous vouliez qu'on me les vise en bouche? » O Prévenant: «  gardez-vous qu'à tant de bombances, monts Comme la cale d'un navire en perdition lolos Votre buste, entraîné à sa lourde tâche vache Vienne écraser, de tout son poids, mon éperon. » O Pratique: « Voulez-vous qu'on les traie, gorge Vos lolos gonflés à l'hélium gorge Comme si c'étaient des trayons de vache, Que l'on pelotte pour que mieux, ils pissent, Ce sera, assurément madame, la grande flotte! » O panses Architectonique: « aucun mont ne peut, mamelon monumental, panses Te coiffer si près du Ciel, ni les gratte-ciels de New-York, tambours ni les minarets de Fez, ni la bombe du Capitole, téterelles Ni le dôme des Invalides, ni les fesses bidonnantes de St-Pierre, chantepleures Ni les tours jumelles du WTC, sinon la cime du Kilimenjaro! » O Sympathique: « ce sont des chambres à air pour  garçons sages, melons Des sacs de couchage en guise de chambre à coucher tétons Des voutes célestes pour qui sait jouir, gorge Des bouches à nicher les casse-pipes poitrail Des containers remplis de seins-d'esprit Des sacoches à se prendre la main dans le sac.  » O mammelonmamelles Pornographique: « ce sont des sachets de chastes chattes en chaleur, mammifèresmamma Des sacs à ouvrage pour qui se croient seins-pathiques, Des chaudières pour choper les chaudes-pisses, Des soeurs jumelles qu'on peut sucer à satiété. » O Érotique: « ce sont des choses jouissantes, Pour dames qui souffrent de jeux érotiques, nénés Ce sont aussi des chaumières appétissantes, mugs Des chimères de mères mammifères, juggs Des monticules monte-en-l'air, des ballons d'essais vaches Qui se glissent entre vos deux hémisphères, boobs De grosses marmites qui font des manières et nounounes Qu'il ne faut pas prendre comme vessies pour des lanternes. » O Enfin en imitant le poète, j'en conclus: « les voilà donc, ces amusettes qui des traits de ma maîtresse nichons Ont créé toute l'harmonie Et la souplesse pneumatique De ses doudounes bien dodues, Des fiers à bras qu'on parthouse à souhait Elle en est fière, la plantureuse tigresse, De ses Dolomites en élasto-mères pompoms D'avoir à supporter tant d'implants mammaires! » O Voilà ce qu'à peu près, ma chère, j'aurais du vous dire Si j'avais pu parler pendant tout le temps Que la tentation me prenait sacoches De vous suçotter autant les tétons mamelons Mais pour m'entendre, et vous laisser tenter magnums Il vous aurait fallu bien du temps, tétins Mais de temps, ô le plus lamentable des tourments, Vous n'en eutes jamais qu'un ins-temps, Mais que les quelques lettres qui forment le mot: temps-tation! O

Marco Polo ou le voyage imaginaire (Éloge aux gros seins, 2010) © 2010 Jean-Pierre Lapointe
Musique: recueillie sur internet

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