


Maroc, Algérie, Tunisie et Lybie.
6 novembre, frontière Algérie.
Nous traversons la frontière algérienne en direction d'Oran. Nous passons par Tlemcen et Sidi-Bel-Abbès avant d'atteindre Oran. À Oran, nous nous arrêtons au fort occupé par les militaires. Nous laissons l'auto sur un stationnement pour visiter la petite église qui jouxte l'ancien fort occupé par l'armée française à l'époque de l'occupation française. Au retour, nous découvrons que nous avons été volés, la vitre de l'auto est fracassée et quelques objets ont été dérobés dont une collection de pièces de monnaies du monde entier.
Nous repartons frustrés et contrariés en direction d'Alger. Nous passerons quelques jours à Alger sans sortir de l'auto pour protéger nos biens contre l'envahisseur. Nous faisons finalement réparer la vitre de l'auto qui est remplacée par une vitre en polycarbonate.
9 novembre, Alger.
![]() ![]() |
![]() ![]() |
15 novembre, Beni-Isghen.
![]() ![]() ![]() |
![]() ![]() ![]() |
À notre arrivée à Guardaïa, nous roulons dans la ville à la recherche d'un endroit pour passer la nuit avant de visiter la ville. Nous nous apercevons que nous sommes suivis par une Mercedez blanche. Nous nous arrêtons et la voiture s'arrête également. Il en sort un homme tout vêtu de blanc, une sorte de prince du désert qui nous aborde en français. Il nous invite à l'accompagner pour prendre le thé. Nous nous joignons à eux, lui et son jeune frère médecin. Au cours de la conversation, il nous propose d'occuper sa palmeraie, le temps que nous resterons dans la région.
Nous habitons ainsi trois jours dans sa villa d'été, sous les palmiers, dégustant les dattes qui pendent aux dattiers qui croissent tout autour de sa villa, qu'il nous approte sur un plat tous le matins. Nous sommes comme des pachas ce qui contraste avec la frugalité de nos journées habituelles. Nous visitons avec lui, la ville historique de Beni-Isghen, le magnifique minaret de la mosquée qui agit comme signal, en haut de la colline d'où dévalent les habitations toutes blanches dans un dédale de ruelles étroites. Je sens bien qu'Guedi Aissa à un penchant pour Marie ce dont je devrai me méfier.
Nous sommes invités chez le jeune frère de Guedi, dans sa maison récemment construite par un architecte belge. Marie aura seule le privilège d'entrer dans la section des femmes ou elle recontrera l'épouse du frère de Guedi.
![]() ![]() |
![]() ![]() |
Marco Polo ou le voyage imaginaire (Voyages et photos de l'auteur, 1968-69) © 2007 Jean-Pierre Lapointe