


Maroc, Algérie, Tunisie et Lybie.
22 novembre, frontière Tunisie.
A notre arrivée au poste frontalier de Tabarka, on nous refoule jusqu'à celui de Babouch plus au nord. Ici, on ne semble pas comprendre le système des bons d'essence pourtant obligatoires. Passé la frontière, je dévie accidentellement sur Tabarka, car nous n'avons pas de carte routière pour se guider. Nous rejoignons la nationale à Béja, en route sur Tunis que nous atteignons à la tombée de la nuit.
23 novembre, Tunisie.
Visite éclair des souks de Tunis. Le site est beau, les souks sont propres et bien amménagés, mais la couleur manque, la poésie aussi. Aucune comparaison avec les souks de Fez. Ici, c'est l'artifice. Le commerce pur est entré dans les moeurs. Les objets sont moins beaux, l'artiste a cédé la place à l'artisanat commercial.
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Tunis est la principale ville de la Tunisie. Capitale du pays sans interruption depuis le 20 septembre 1159 (5 ramadan 554 du calendrier musulman) sous l'impulsion des Almohades, confirmée dans son statut sous la dynastie des Hafsides en 1228, elle est également le chef-lieu du gouvernorat du même nom depuis sa création en 1956.
Le saint patron de Tunis est Sidi Mahrez qui a donné son nom à une mosquée de la ville. L’existence de la localité est attestée dès le début du IVe siècle av. J.-C.[9]. Perchée sur sa colline, Tunis est un excellent observatoire d’où les Libyens peuvent suivre aisément les manifestations extérieures de la vie de Carthage. Tunis est l’une des premières cités libyennes à passer sous la domination carthaginoise étant donné son voisinage avec la grande cité et sa position stratégique. Plus d’une fois, dans les siècles qui suivent, il est fait mention de Tunes dans l’histoire militaire de Carthage. (Wikipedia) |
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Avec une superficie de 270 hectares (plus 29 hectares pour le quartier de la kasbah) et plus de 100 000 habitants, la médina représente le dixième de la population tunisoise et le sixième de la surface urbanisée de l’agglomération. L’urbanisme de la médina de Tunis a la particularité de ne pas obéir à des tracés géométriques ni à des compositions formelles (quadrillage, alignements, etc.). L’organisation complexe du tissu urbain a alimenté toute une littérature coloniale où la médina dangereuse, anarchique et chaotique semblait le territoire du guet-apens. Pourtant, des études entamées dans les années 1930 avec l’arrivée des premiers ethnologues a permis de démontrer que l’articulation des espaces de la médina n’est pas aléatoire : les maisons s’articulent de manière socioculturelle, codifiée selon les types complexes des rapports humains. Le domaine bâti est caractérisé en général par l’accolement de grandes parcelles (600 m2 environ) et la mitoyenneté. (Wikipedia) |
24 novembre, Sidi Bou Said et Carthage.
Visite des ruines éparses de Carthage. Nous découvrons là, un commerce florissant. Les ruines sont ouvertes à tout passant. Les jeunes raccoleurs y sont partout essayant de nous vendre des pièces de monnaies et de rares antiquités. Les gardiens aussi sont de la partie. La nuit, ils se transforment en pilleurs de tombes, comme les célèbres bédouins de Luxor. A ce rythme, le sol carthaginois s'éparpille à tout vent.
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Carthage: Son nom provient du phénicien Kart-Hadasht ou Qrthdst qui signifie « Nouvelle ville ».
L'ancienne capitale punique, détruite puis reconstruite par les Romains qui en font la capitale de la province d'Afrique proconsulaire, est aujourd'hui une banlieue huppée de Tunis. La ville possède de nombreux sites archéologiques qui sont romains pour la plupart. La ville de Carthage abrite également le palais présidentiel, la mosquée El Abidine et de nombreuses résidences d'ambassadeurs. L'aéroport international de Tunis-Carthage est situé à quelques kilomètres de la ville. (Wikipedia) |
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Les maisons de Sidi Bou Saïd qui combinent l'architecture arabe et andalouse sont d'une blancheur éclatante et aux portes bleues, sont dispersées au hasard de ruelles tortueuses. Haut-lieu touristique aux couleurs de la mer Méditerranée, classé depuis 1915, le site est surnommé le « petit paradis blanc et bleu ». (Wikipedia) |
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Sidi Bou Saïd est également réputé pour ses cafés : le Café des nattes qui abritait les soirées de malouf organisées par les mélomanes du village le Café de Sidi Chabâane, voyant le jour vers la fin des années 1960, qui offre une vue sur le golfe de Tunis le Café de la place du village qui était le domaine réservé des vieux du village Patrie de la musique, le village accueille le Centre des musiques arabes et méditerranéennes dans la demeure de Rodolphe d'Erlanger. Baron franco-britannique à l'origine de la protection de la ville, il contribue grandement à la notoriété du site en revalorisant l'architecture tunisienne traditionnelle. (Wikipedia) |
25 novembre, Hammamet.
Nous roulons sur Hammamet, ou les hôtels regorgent, plus somptueux les uns que les autres. Nous nous perdons dans les jardins de l'un d'eux, un oasis merveilleux où les allemands viennent profiter de leur prospérité. Dans une boutique, nous faisons la rencontre d'un jeune "baratineur" tunisien, guide de son métier. Nous avons peine à nous en débarrasser mais passons un moment hilarant en sa compagnie. Nous passons la nuit sur le parking du grand hôtel.
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26 novembre, Kairouan.
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27 novembre, Kairouan.
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Kairouan ( ou Qayrwân), dont le nom signifie étymologiquement « campement », est une ville du centre de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Elle est considérée comme la 4e ville sainte de l'islam. Kairouan est réputée pour ses tapis artisanaux et ses pâtisseries dont les makrouds. (Wikipedia) |
28 novembre, Gafsa.
Nous faisons un court arret à Sfax pour écrire à nos amis et parents. Une visite rapide des souks nous permet d'en constater l'animation et d'acheter un souvenir qui nous tenait à coeur, un sac de chamelier d'une grande beauté. Ici, la ville est pavoisés, on voit Bourghiba partout, l'effet est d'un paternalisme ahurissant, Bourghiba est le "papa" de la nation. Cela choque nos consciences d'occidentaux. C'est peut-être le pays arabe le plus évolué mais aussi celui ou le culte de la personnalité est poussé à son extrême. Peut-être est-ce, ici, la solution pour diriger un pays?
Nous entreprenons notre voyage dans le désert, faisons un arrêt rapide à Sbeïtla pour la visite des ruines romaines, puis nous nous dirigeons sur Gafsa, la ville des fameux tapis à dessins stylisés. Nous passons la nuit au pied de l'ancien fort byzantin.
29 novembre, Gabes.
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Gabès est fondée par les Phéniciens qui regroupent une agglomération de villages en comptoir commercial. La ville reste carthaginoise jusqu'au IIe siècle av. J.-C. et la Deuxième Guerre punique puis devient une colonie romaine. L'oasis devient alors un centre commercial florissant rattaché à la Tripolitaine dont Pline célèbre avec emphase la fécondité du sol. La ville est encore très prospère sous la domination byzantine avant de devenir un fief du roi numide Massinissa.
Se trouvant à la jonction de voies de communication importantes, elle prend de l'importance avec l'arrivée des musulmans au VIIe siècle. L'historien arabe El Bekri parle au VIIe siècle de Gabès comme d'une grande ville ceinte par une muraille de grosses pierres et de parsemée de constructions antiques. Selon lui, la cité possède une forte citadelle, plusieurs faubourgs (situés à l'est et au sud du centre-ville), des bazars et des caravansérails, une mosquée « magnifique » et un grand nombre de bains. Le tout est entouré d'un large fossé inondable en cas de menaces extérieures. Le géographe Al Idrissi (XIIe siècle) et Léon l'Africain (XVIe siècle) confirment cette description. (Wikipedia) |
30 novembre, Tataouine.
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Djerba, parfois orthographiée Jerba, est une île de 514 km² (25 kilomètres sur 20) située dans le golfe de Gabès (appelé aussi « petite Syrte ») au sud-est de la Tunisie. Il s'agit de la plus grande île des côtes d'Afrique du Nord. Sa principale ville, Houmt Souk, compte à elle seule 44 555 habitants.
Elle est reliée au continent par un bac, assurant la traversée entre Ajim et Jorf, et par une voie de sept kilomètres remontant à l'époque romaine et reliant l'extrémité sud-est de l'île à la péninsule de Zarzis.
Djerba est une destination touristique populaire pour les touristes européens. Il s'agit de l'une des dernières régions de Tunisie où une langue berbère est encore parlée. Les Djerbiens, ayant eu à subir des attaques répétées venant de la mer, se sont éloignés de la côte et dispersés dans la campagne : le bâti est donc isolé et clairsemé et se structure selon une organisation hiérarchique de l'espace basé sur le menzel — terme signifiant « maison » et décrivant les espaces résidentiels et fonctionnels dans lesquels vivent les familles — qui en constitue la cellule de base et la mosquée qui en est l'élément fédérateur. Il est formé d'une ou de plusieurs unités d'habitation (houch) et de vergers, champs ou atelier de tissage, greniers, puits et citerne. Entouré de haies, il est organisé selon un principe défensif. Toutefois, le développement du tourisme international dans l'île dès les années 1960 a engendré une modification dans l'organisation traditionnel de l'espace insulaire. Ce phénomène semble avoir anéanti l'espace central de l'île au profit d'une partie des côtes. Le centre reste marginalisé économiquement et à l'écart des principales voies de communication même si le phénomène n'est pas propre à Djerba. Cependant, cette partie centrale tend à être partiellement revalorisée par les habitants qui y construisent des résidences principales de type pavillonnaire. (Wikipedia) |
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2 décembre, Ben Gardane.
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3 décembre, frontière libyenne.
Passage en Lybie. Avant l'arrivée au poste frontalier, nous faisons monter un arabe. Au poste frontière, nous sommes reçus d'une façon assez cavalière. Le parcours jusqu'à Tripoli est assez déprimant. Le pays nous apparaît sale, un peu bidonville. C'est la malpropreté et le mauvais goût propre aux pays qui s'industrialisent trop vite. Tripoli ne relève pas la cote. L'entrée ressemble déjà aux villes américaiines. Des commerces discordants qui s'allignent sur des kilomètres, avec des cimetières d'autos, etc. Nous y faisons la découverte d'une base américaine; des milliers de bidons jonchent les alentours de la base. La Lybie, c'est une base méricaine au milieu d'un dépotoir!
3 décembre, Leptis-magna.
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Leptis Magna, parfois écrit Lepcis Magna, était une ville importante de la république de Carthage, et plus tard, de l'Empire romain. Les ruines comportent les monuments suivants:l'Arc tétrapyle de Septime Sévère, l'Arc de Septime Sévère etle phare. La cité a probablement été fondée par les Phéniciens qui y établirent une colonie environ 1100 années avant J.-C.. Cependant, elle ne prit toute son importance que lorsque Carthage étendit sa domination au bassin méditerranéen au IVe siècle av. J.-C. À l'issue de la troisième guerre punique, elle passe sous le contrôle de la république romaine. Cependant, aux alentours de 200 av. J.-C., elle constitue de fait une cité indépendante. (Wikipedia) |
5 décembre, Tunisie.
Au retour de Lybie, nous refaisons la traversée de la Tunisie en direction nord jusqu'au port de Binzert pour prendre le traversier vers l'Italie.
10 décembre, bateau vers Italie.
La montée sur le traversier nous fait faire connaissance avec une foule de jeunes aventuriers: des canadiens en route pour les Indes, des américanns en excursion de ski en Italie, des japonais retournant dans leur pays, totue cette faune qui couchera dans les salons du bateau.
Marco Polo ou le voyage imaginaire (Voyages et photos de l'auteur, 1968-69) © 2007 Jean-Pierre Lapointe